FIV : Faut-il craindre le sperme suisse ?

Dans un article publié par Le Monde il y a quelques jours, le journal rend compte des résultats d’une étude réalisée par « des chercheurs de l’université de Genève » sur la mauvaise qualité du sperme suisse. En lisant le titre donné à cet article, « Le sperme suisse (aussi) est de mauvaise qualité, alertent des chercheurs », il y a de quoi affoler toutes celles qui rêvaient d’une FIV avec don de sperme, et qui espéraient trouver en suisse un donneur potentiel. Y a-t-il de quoi s’affoler ?

Contexte et résultat de l’étude

Les 2523 personnes dont l’âge variait entre 18 et 23 ans, ont été retenues dans le cadre d’un recrutement militaire. Il venait de tous les coins de la Belgique. Autant dire, un échantillon représentatif de cette société.

Le spermogramme auquel ils ont été soumis, c’est-à-dire l’analyse de la qualité et de la quantité de leur sperme et des spermatozoïdes, et qui évalue ici le nombre, la motilité et aussi la morphologie de leurs spermatozoïdes, a révélé de nombreuses anomalies.

Il en résulte en effet, une baisse générale de la qualité du sperme, qui depuis plus d’une décennie touche de nombreux pays industrialisés.

Sauf que concernant la Suisse, comme le remarque Le Monde, ce résultat classe la Suisse « en queue de peloton » en Europe en ce qui concerne la qualité du sperme. Elle se range ainsi aux côtés du Danemark, de la Norvège et de l’Allemagne.

47 millions de spermatozoïdes seulement par ml. Voilà le résultat alarmant auquel les recherches ont mené. « 60 % de jeunes Helvètes ont des paramètres spermatiques (…) inférieurs aux  références de l’Organisation mondiale de la santé », rappelle le journal. 

Faut-il avoir peur de ces résultats ?

On sait que le plus souvent, c’est dans le cadre de la procréation qu’un spermogramme est exigé. Or, avec un tel résultat, il y a de quoi craindre que l’infertilité masculine ne fasse son lit dans ce pays peuplé seulement d’un peu plus de 8 millions d’habitants.

Mais les spécialistes de la reproduction nous rassure qu’il n’y a pas de quoi se lamenter. C’est le cas du Dr Laurent Vaucher qui se veut rassurant en affirmant qu’une « baisse unique de la qualité du sperme à un moment donné ne va pas forcément entraîner le fait que le couple n’aura pas d’enfant. Parce que l’homme hypofertile peut être compensé par une femme normalement fertile ».  

Mais est-ce suffisant pour calmer les esprits de toutes ces femmes qui souhaitent une fécondation in vitro avec un donneur suisse ?

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