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Qu’est-ce que le tourisme virtuel ?

personnes assises utilisant la réalité virtuel au musée

Avec le confinement, le tourisme virtuel s’est naturellement développé. Face à la fermeture de leur établissement, de nombreux lieux touristiques ont mis en ligne des visites virtuelles afin de permettre de découvrir un musée, une exposition ou un site naturel depuis chez soi. Une nécessité pour ces établissements de conserver un lien avec le public, et leur donner envier de revenir. Il est utopiste de penser qu’il pourra remplacer les visites réelles, mais il permet de compléter l’expérience des touristes et de sensibiliser à des enjeux majeurs.

Un complément de l’expérience touristique

Bien que la digitalisation de notre société ait abouti à la suppression de nombreux métiers, ce n’est pas le cas du tourisme virtuel. Car il n’a pas vocation à remplacer les visites mais d’enrichir l’expérience du touriste. Pendant le confinement, les lieux touristiques, particulièrement les établissements culturels, ont été nombreux à proposer une visite virtuelle des musées et des expositions. Certains sont allés plus loin en préparant un véritable voyage interactif, avec des quizzs et des jeux. C’est le cas du Grand Palais qui a poursuivi ses deux dernières rétrospectives, El Greco et Toulouse-Lautrec, en ligne.

Outre la culture, le tourisme virtuel touche également le tourisme nature. Durant le confinement, de nombreux parcs nationaux ont mis en ligne des images du parc en direct. En plus de garder un lien avec le public, il permet de visiter un lieu qui peut être inaccessible pour de nombreuses personnes. Les grands parcs nationaux américains ont massivement mis en ligne des vidéos interactives où l’internaute a l’impression d’être sur place.

Répondre à la demande du public

Le tourisme virtuel répond, avant tout, à une demande de la part du grand public. L’utilisation du numérique fait maintenant partie du quotidien. Naturellement, il s’est installé au sein même des musées, avec l’apparition de la réalité virtuelle au cours de la visite. Ainsi, l’institut du Monde Arabe avait réalisé une exposition numérique en partenariat avec Ubisoft et Iconem (une startup spécialisée dans la numérisation 3D des sites patrimoniaux), intitulée « Cités Millénaires ». Sur place, les visiteurs pouvaient découvrir les différentes villes à travers une reconstruction numérique des villes historiques et une activité de réalité virtuelle concluait la visite.

Cette nouvelle place donnée au numérique s’explique par le besoin de rendre la visite interactive. Dorénavant, le visiteur s’attend à une expérience à part entière, et plus seulement à une exposition d’œuvres et d’objets disposés à la suite. Pour les grands musées, ce modèle n’est pas nécessaire car les œuvres parlent d’eux-mêmes. Mais pour les autres établissements, c’est également un moyen de ressortir face à a concurrence.

Le tourisme virtuel, un tourisme engagé ?

Au-delà de garder un lien avec le public, c’est un moyen de pouvoir sensibiliser au plus près des personnes. Pour les lieux culturels, la diffusion des œuvres en ligne continue de faire vivre l’héritage laissé par l’histoire.

C’est encore plus marqué quand l’environnement est en jeu. Le tourisme responsable est le nouvel enjeu de ce secteur, qui correspond à près de 10% du PIB mondial. De nombreuses associations tentent de sensibiliser la population à travers des actions en ligne. Cette présence est indispensable pour toucher un plus grand nombre et surtout les plus jeunes. En juillet dernier, le programme pour l’environnement de l’ONU s’est associé à Wild for Life qui propose une expérience immersive afin de comprendre l’importance de la biodiversité marine. Dans la peau d’une tortue ou d’un touriste, l’expérience permet d’en savoir plus les dangers liés à la plongée et à la pollution.

Le tourisme virtuel fait partie des nouveaux défis pour le secteur, qui a besoin de du numérique pour attirer toujours plus de visiteurs à la recherche d’une expérience unique. Comme toutes les transformations numériques, la digitalisation doit être utilisée aussi bien pour les visiteurs que pour la préservation du bien  commun.

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