Santé

Êtes-vous éligible à une greffe capillaire ?

alopécie

L’alopécie est un trouble qui peut toucher tout le monde. Il s’agit d’une notion médicale qui désigne la perte de cheveux chez les individus, de manière précoce pour certains. Ce phénomène, considéré comme désagréable et fortement gênant, peut être traité par la greffe capillaire. Mais est-ce adaptée à tous les candidats ? Quels sont les critères d’un bon profil ?

En quoi consiste une greffe capillaire ?

Il est important de connaître en quoi consiste une intervention en greffe capillaire avant même de connaître ses critères d’éligibilité.

L’opération consiste à prélever des poils sur une zone donneuse du crâne pour les implanter sur la zone dégarnie. Le prélèvement peut se faire soit via une bandelette horizontale, soit par extraction une à une des bulbes.

Cette opération chirurgicale est de durée variable, d’un patient à un autre. En effet, celle-ci dépend de la méthode utilisée par le chirurgien, ainsi que le nombre de follicules pileux à réimplanter.

Les critères d’éligibilité d’un candidat à la greffe capillaire

La greffe capillaire est une discipline qui ne cesse d’évoluer et de s’améliorer au fil du temps. Les résultats sont de plus en plus proches du naturel

Malgré cette évolution exponentielle, une phase de diagnostic est toujours indispensable afin de vérifier si le patient est éligible ou non à l’intervention. Il faut savoir que les chances de réussite d’un patient à un autre sont différentes. Cette étape préparatoire permet alors de définir le type d’opération le plus adapté au cuir chevelu patient.

En plus des critères mesurables, la volonté du patient joue aussi de beaucoup dans la réussite de l’opération. Il doit respecter les conseils et les recommandations indiquées par son praticien, notamment les deux semaines suivant l’intervention.

·       Premier critère : l’âge

Une intervention en greffe de cheveux ne doit pas se faire trop tôt. Durant le jeune âge, la chute de cheveux risque de se poursuivre. Une implantation capillaire serait alors inutile.

C’est au praticien d’apprécier le potentiel de chaque zone donneuse mais aussi de déterminer le pourcentage de chance de réussite des opérations capillaires.

·       Deuxième critère : le stade de perte de cheveux

Durant la phase d’examen, le praticien analyse le degré de la chute de cheveux de son patient, via l’échelle de Norwood Hamilton. Il s’agit d’une unité de mesure qui permet de classifier les différents stades de l’alopécie en 7 niveaux. Si le premier stade est la perte légère des cheveux, le 7e représente la calvitie presque totale.

Pour qu’une greffe capillaire puisse être réalisée, le patient doit être au moins au stade 2 et que la chute soit stabilisée. Le cas échéant, l’opération représente encore un risque d’échec. En effet, il faut savoir que la greffe capillaire ne peut arrêter la chute de cheveux, elle ne fait que remplir les zones chauves.

·       Troisième critère : la nature des cheveux

La réussite d’une greffe dépend de ce critère. Les implantations diffèrent d’une chevelure lisse à une chevelure ondulée ou bouclée. Ainsi, les cheveux afro nécessitent une technique particulière pour une durée plus longue. Idem pour les cheveux bouclés, qui nécessitent une intervention plus compliquée avec de meilleurs résultats. En effet, il faut savoir que ce type de cheveux est de nature plus dense, et donne plus de volume. Les zones dégarnies peuvent ainsi être dissimulées plus efficacement.

·       Quatrième critère : la qualité des cheveux sur la zone donneuse

Il ne faut pas oublier que la greffe consiste en une redistribution des cheveux de la boîte crânienne. Il faut alors s’assurer que la zone donneuse puisse fournir des follicules de qualité et de quantité suffisante. Généralement, cette zone correspond à celle à l’arrière de la tête.

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